Article


Accueil du site > Élections 2015 > CHANGER LA DONNE - Opti-ma

 CHANGER LA DONNE - Opti-ma

lundi 5 octobre 2015

Opti m’a tuer = « Omar m’a tuer » est une phrase d’accusation, dans le cadre de l’affaire Omar Raddad, célèbre pour la faute de grammaire qu’elle contient (l’accord correct étant « Omar m’a tuée ») et la mise en scène dramatique de son inscription, en lettres de sang, près du corps de Ghislaine Marchal, découvert sans vie par les gendarmes dans la cave de son domicile le 24 juin 1991 à Mougins.
Elle semble imputer le crime à Omar Raddad, jardinier de Ghislaine Marchal. Les gendarmes ont remarqué des fautes similaires dans des documents saisis de la victime mais son authenticité est cependant contestée1. En tant qu’indice ambigu, la phrase est devenue l’emblème de toute l’affaire criminelle, au point de servir de titre au film qui met à l’écran l’histoire de ce meurtre.
Son erreur de grammaire est imitée volontairement dans un grand nombre de pamphlets. Le premier détournement connu de l’expression date du 17 février 1994, dans une tribune publiée dans le journal Le Monde par André Rousselet, « Édouard m’a tuer » où il rend le Premier ministre d’alors, Édouard Balladur, responsable de son éviction de la présidence de Canal+. Ces détournements ne semblent pas jouer sur l’ambiguïté énigmatique de la phrase originale et fonctionnent comme simple variation humoristique sur le thème de l’accusation d’outre-tombe, l’infinitif fautif évoquant par métonymie les lettres de sang. En septembre 2011, il n’y a déjà pas moins de douze livres publiés dont le titre suit cette matrice syntaxique, dont Sarko m’a tuer.
WIKIPEDIA


Nous, les militantes et militants de CS-POP, comme des milliers d’autres personnes, nous aspirons à de profonds changements dans la vie politique de notre canton et de notre pays. Nous voulons résister, avec toutes celles et tous ceux qui le souhaitent, à la logique de domination d’une minorité de privilégiés qui, au nom de ses seuls intérêts, impose l’austérité et les sacrifices à tous les autres.


Comme le programme d’austérité OPTI-MA, auquel s’est opposé et s’oppose farouchement CS-POP. Ce n’est rien d’autre qu’un outil de démantèlement des services publics jurassiens, qui impose des efforts injustement répartis, contrairement à ce que prétendent certains, à commencer par les douze signataires de l’accord de la Table ronde. Les mesures touchent essentiellement les prestations sociales, la santé et la prévention, les transports publics, la culture, l’enseignement et la formation. En premier lieu les prestations les plus utiles fournies par les services publics aux plus modestes.


A l’opposé, nous voulons proposer des mesures concrètes qui remettent au centre de l’action politique l’intérêt général, le bien commun, la nature et l’être humain dans toutes ses dimensions.

CS-POP s’est opposé et s’oppose farouchement au programme d’austérité OPTI-MA, outil de démantèlement des services publics et totalement déséquilibré dans les efforts exigés, contrairement à ce que prétendent certains, à commencer par les douze signataires de l’accord de la Table ronde.
Trop de mesures touchent les plus modestes.

Des exemples :



La mesure 14 : Réduction des prestations complémentaires pour rentiers AVS-AI pour un montant de CHF 300’000.-.


En clair, on veut réduire le minimum vital dans le Jura !


OU


La mesure 15 : Réduction des subventions aux institutions sociales pour CHF 975’000.-.


Et le Gouvernement prétend dans son communiqué de présentation du projet que les prestations sociales ne sont pas touchées par OPTI-MA.


OU


La mesure 20 : ​Modification des modalités de ​​​financement et d’encadrement dans ​​le domaine de l’accueil extrafamilial : ​​économie de CHF 1’500’000.-.


Est-ce que les ménages modestes pourront encore payer la crèche pour leurs enfants ?


OU


La mesure 21 : Réduction de CHF 20’000.- de l’aide aux repas à domicile de Pro Senectute.


Avec moins de prestations complémentaires (mesure 14), les personnes âgées devront payer plus cher ce service.


OU


Les mesures 22 et 39 :​ Réduction de l’aide financière à la ​​Fondation aide et soins à domicile de ​​CHF 326’000.-.


Parallèlement, la mesure 42 réduit de 2 millions l’aide financière à l’Hôpital du Jura !


OU


La mesure 42 : Réduction de l’aide financière à l’Hôpital du Jura de CHF 2’000’000.-.


Avec la réduction des subventions à la Fondation des soins à domicile, nos aînés seront bien soignés (mesures 22 et 39), c’est certain.


OU


Les mesures 69 et 75 : ​Réduction des subventions ​​​d’exploitations aux transports publics​​ de CHF 586’000.-.


Les communes devront payer pour conserver les mêmes services en faveur de leurs citoyens usagers de ces transports. On n’économise pas, on transfère des charges.


OU


La mesure 78 : Diminution des standards de nettoyage applicables aux bâtiments de l’état. 6 postes de concierges supprimés pour CHF 600’000.- d’économies.


C’est tellement plus simple de s’en prendre au personnel féminin et subalterne plutôt que de réfléchir à une réorganisation des services touchant des hauts salaires.


OU


La mesure 84 : ​Réduction des prestations de l’orientation scolaire et professionnelle. Economie de CHF 128’000.-.


Les élèves au profil CCC ne pourront plus compter sur un soutien suffisant de ce service dans leur recherche d’une place d’apprentissage. Il est vrai que l’on trouve peu d’enfants de riches avec ce profil.


OU


La mesure 115 : Suppression de la déduction octroyée aux personnes veuves ou divorcées qui tiennent ménage séparé. Economie de CHF 1’000’000.-.


Le principe de prendre à ceux qui n’ont pas grand-chose à donner est devenu un système de gouvernance fiscale dans le Jura.


OU


118 : Principe de l’introduction d’un impôt cantonal minimal de 50 francs pour les contribuables ne payant pas d’impôt, ou moins que 50 francs.


Il fallait bien compenser le cadeau fait l’année précédente aux plus riches !

Un référendum contre cette mesure a obtenu un nombre de record de signatures.
La Cour constitutionnelle a ensuite invalidée cette mesure alors que le Gouvernement affirmait qu’elle était tout à fait légale, comme l’amnistie fiscale…



OU


122 :​ Facturation des cartes de facilité de stationnement pour les personnes à mobilité réduite. Gain de CHF 8’000.- (huit mille …).


Les 12 signataires de la Table ronde ont osé proposer cette mesure. La commission parlementaire l’a finalement abandonnée en précisant qu’il allait falloir trouver une compensation ! Le Jura perd 8’000 francs et il risque d’être en danger financièrement ? A force de vouloir faire pitié, on oublie de chercher à faire envie.

PDF - 67.8 ko
Télécharger ce texte
PDF - 447.1 ko
Télécharger l’affiche

CS*POP  |   info@cspop.ch  |   Dernière mise à jour: le 24 avril 2017

SPIP | Se déconnecter ] | | Suivre la vie du site RSS 2.0 | Visite